Brève histoire

La commune de Saint-Donan porte le nom de son saint fondateur. Selon une version c'était un cousin de Saint-Fracan fondateur de Ploufragan, mais une autre, affirme qu'il était un disciple de Saint-Brieuc.

C'est en 1227 que l'on retrouve Saint-Donan parmi les 28 paroisses formant alors le comté de Quintin créé par Henri d'Avaugour comte de Penthièvre en faveur de Geoffroy · surnommé Boterel - frère cadet de celui- ci. Ce Boterel habitait le château du même nom au bord de la Maudouve. Ce château fut abandonné vers 1230 quand fut construit le premier château de Quintin. De cette demeure, on ne retrouve que les traces de deux enceintes circulaires entourées de douve.

On dénombrait plusieurs châteaux sur notre commune :

  • ceux de la ville Boutier.
  • du Chesnay,
  • du Rufflay,
  • de Forville
  • de Launay
  • de la Ville Meuve
  • et quantité de maisons nobles.

La seigneurie de Quintin était suzeraine, elle régissait celle de Saint-Donan, du Rufflay, du Chesnay et celle de Forville. La ville Boutier était des fondations des Gascins.

Saint-Donan fut au début une commune uniquement destinée à l'agriculture. A partir du 16e siècle, Quintin se lança dans le tissage de toile, entrainant Saint· Donan avec elle. La population passa alors le cap des 2000 habitants avant la révolution pour frôler les 2800 en 1836.

Les chapelles font partie de notre histoire, celle du Ruflet, encore en état, de Lorchant, qui se délabre, de Launay et Sainte-Catherine aujourd'hui disparues, du Grand Chesnay, la ville au Roux, la ville Neuve servant de débarras.

Qui dit chapelle dit croix et calvaires. Actuellement on en compte sept avec celle des Croix Neuves, la croix Heurtebise restaurée en 1917 (dont une partie provient de l’ancienne croix Jean Morvan) la croix de la ville Neuve remaniée aussi en 1917, la croix du Ruflet en bois et datant de 1822, la croix Thomas, la croix Cosson plus récente et enfin celle de la ville Tano (en ruine).

Les fontaines ne manquent pas à l'inventaire, jouant de noms aussi beaux qu'un patois puisse en livrer. La Pisse pré était au bourg mais disparue, la Dompierre au village du buchon, la Glaume toujours en état située à la petite ville Tano.

L’histoire de Saint-Donan ne contient pas beaucoup de faits marquants, sauf peut être le cas d'Yves L'Hotellier premier maire de St Donan qui en 1793 prit avec son conseil municipal une délibération condamnant l'exécution du roi Louis XVI et demandant par la même occasion le retour des prêtres non assermentés. - Nous sommes ainsi la seule commune de France qui ait fait un tel acte, relaté par Lamartine dans l'histoire des Girondins. L’Hotellier fut destitué de sa fonction de maire et emprisonné à St· Brieuc. Libéré, il a été réélu maire en 1812 jusqu'en 1827.